Mieux comprendre l'énurésie

Publié par Laurent B. le

Mieux comprendre l'énurésie

Pourquoi certains font pipi au lit et pas les autres?

Tout sur l'énurésie (ou presque): un guide pour les parent désemparés

Au cas où votre enfant se réveillerait le matin, imbibé d'urine et que vous restiez impuissant et frustré, ce texte est écrit spécialement pour vous. Tout ce que vous aviez besoin de comprendre et que vous ne saviez pas à qui demander.

Ce guide contient des données sur les causes de l'énurésie et des méthodes plus efficaces pour faire face au problème. Nous pouvons couvrir les différentes FAQ, discuter de quelques mythes et idées fausses généralement entretenus sur l'énurésie, et fournir des données sur les nombreuses solutions envisageables.

L'énurésie, terme clinique désignant principalement l'énurésie nocturne, est décrite comme une miction involontaire au bout de quatre à cinq minutes et peut être soit nocturne, diurne ou les deux. Un énurétique est un homme ou une femme qui persiste au cours de la journée ou du milieu de la nuit, mouillée au-delà de son plus jeune âge.

Il existe une distinction dans l'approche scientifique, entre l'énurésie primaire, un enfant qui n'a jamais cessé de faire pipi au lit ou qui tarde à être propre la nuit, et l'énurésie secondaire, une personne (généralement un enfant ou adolescent) qui est devenue sec depuis au moins six mois et qui a rechuté. L'énurésie est l'un des troubles les plus universels et les plus frustrants qui intervient durant le développement physique et hormonal de tous les êtres humains. Un enfant est censé dormir sans mouiller son lit entre 2 et 4 ans. Cependant, à 4 ans, 25% des enfants mouillent néanmoins le matelas; à 5 ans, 20%; à 6 ans, 15%; à 10 ans, 8%; à 14 ans, 4%; et à 18 ans et plus, 2% de la population est toujours troublée par des accidents nocturnes (soit près de 1M et demi d'adultes en France).

L'énurésie nocturne est plus fréquente chez les garçons que chez les filles; environ les deux tiers des énurétiques sont des garçonnets, alors qu'un tiers sont de sexe féminin. À mesure que l'on avance dans l'âge, cette tendance se modifie et est progressivement égale à l'adolescence. Parmi les individus âgés de 17 ans et plus, les 2 tiers des adultes qui font parfois pipi au lit sont des femmes et le tiers restant des hommes.

Un certain nombre des motifs possibles de cette distinction entre les sexes sont que les filles mûrissent plus rapidement que les garçons à un âge précoce, tandis que les garçons atteignent une maturité physionomique plus tardive. Aucun facteur commun essentiel n'est mis en évidence pour le pourcentage de femmes adultes depuis longtemps (dix-sept ans et plus). Il est tout à fait faisable qu'au cours des prochaines années, nous trouvions plus d'éléments émotionnels qui affectent l'énurésie chez les femmes que chez les hommes adultes.

Le facteur héréditaire et génétique

Il existe un règlement standard parmi les chercheurs selon lequel l'énurésie a des détails héréditaires évidents. Parmi les mères et les pères d'enfants perturbés par l'énurésie nocturne qui sont venus dans les cliniques et centres de recherche, 75% ont évoqué avoir eu l'un, l'autre ou les 2, une période de pipi au lit à l'adolescence. Lorsque nous examinons le deuxième cercle génétique (grands-parents, oncles et tantes du premier degrés, neveux...), nous constatons que plus de 90% ont des antécédents d'énurésie nocturne. Il ne faut toutefois pas en finir avec le fait que ce problème génétique montre l’existence d’un problème scientifique. L’énurésie nocturne est caractérisée par l'incapacité du "patient" à comprendre le signal envoyé de la vessie pleine au cerveau à un instant T du sommeil. Au final, au lieu de contracter le muscle sphincter, l’enfant détend la vessie et se met à uriner et enclenche le processus de miction. Ceci peut être corrigé en utilisant des mesures préventives.

De temps en temps, papa et maman se demandent: «S'il peut y avoir un facteur génétique, comment un traitement peut-il aider?». Les réponses sont qu'il n'y a pas de relation entre l'aspect génétique et les possibilités de succès du traitement. La raison du traitement est de corriger le dysfonctionnement à l'intérieur du système nerveux de réflexe. Certains parents qui ont eu des problèmes d'énurésie au début de leur vie et qui ont dépassé les limites du trouble sans recourir à un traitement évitent de chercher un remède pour leur progéniture énurétique. Ils comptent sur le fait qu’une fois que l’enfant ait atteint l’âge que le parent avaient lorsque cela a cessé, il peut lui même devenir assez mature pour s'arrêter d'uriner dans son sommeil. Il n'y a aucune base solide pour cette hypothèse; Malheureusement, rien ne garantit qu'un jeune garçon ou une jeune fille évitera de mouiller son matelas sans aide extérieure. De plus, bien que le père et la mère puissent être certains que l'enfant va devenir physiologiquement mûr pour en terminer avec l'énurésie, il n'y a aucune justification pour obliger l'enfant à subir ces troubles liés à l'énurésie au cours de son enfance sachant ce que cela implique. L’énurésie nocturne influe sur la vie et le sommeil de l’enfant, un remède opportun améliore donc son bien-être et sa vie sociale directement.

Selon l’éducation traditionnelle de chaque père et mère et de nombreux pédiatres, l’énurésie nocturne est un problème scientifique ou psychologique. Le patient subit fréquemment une évaluation clinique complète et inutile, sans résultat. Cependant, un problème scientifique, neurologique ou urologique n'est que l'analyse primaire chez 1% des énurétiques. Un motif mental, ainsi que des problèmes familiaux, une adaptation sociale ou des peurs, constituent un élément parmi 10% supplémentaires des patients. En fait, la plupart des énurétiques (90%) n’ont pas plus de problèmes anatomiques ou psychologiques que le commun des mortels. Pour la plupart des énurétiques, la source principale du problème est étrangement le sommeil profond. Ce sont des enfants ordinaires et sains qui n'ont pas encore découvert l'activation du système réflexe pendant le sommeil. Généralement, pendant que la personne dort et que des tensions s’accumulent dans la vessie, un signe est envoyé au cerveau. Parmi les énurétiques, le signe n'est pas diagnostiqué en utilisant le réflexe inconscient et plutôt en contractant le muscle sphincter, c'est-à-dire le muscle circulaire qui maintient la vessie fermée, l'enfant ou l'adulte détend le muscle et urine à un certain stade du sommeil.

Parmi les parents d’énurétiques, 97% ont déclaré que leur petit dormait étrangement profondément (essentiellement sur la base d’une étude portant sur 30 000 parents). Une mère et un père décrivent des tentatives faites pour amener leur fille aux toilettes à un moment de la nuit et la comparent à un sac de pommes de terre. Ils attestent que leur enfant est désorientée, qu'elle n'a pas le sentiment d'être portée et qu'elle ne se souvient pas de la situation.

Parmi les patients, quelques individus souffrant de mictions involontaires vont se décharger à un moment de la journée. Cela se produit généralement chez les jeunes de 4 à 8 ans. L'oubli a généralement lieu lorsque l’enfant est occupé à une activité nécessitant une prise de conscience mentale (par exemple, regarder la télévision, jouer à des jeux sur tablette). L'enfant ne comprend plus le signe de la vessie, détend le muscle sphincter, commence à uriner et prévient immédiatement en contractant le muscle sphincter. Les effets de cette conduite sont les taches humides régulières sur les sous-vêtements de l’enfant.

Cette maladresse est extrêmement simple à régler via des exercices particuliers mélangés avec une sensibilisation au comportement cognitif, aidant l’enfant à appréhender les indicateurs de la vessie remplie se déplaçant vers le cerveau et à répondre ainsi. Un problème moins familier est la fuite à un moment donné du sommeil. L'enfant ne reconnaît plus le signe de la vessie, détend le muscle sphincter, commence à uriner et provoque l'éveil immédiat de l'enfant ou l'adulte concerné en contractant le muscle sphincter. Les effets de cette conduite sont la tache humide sur les vêtements qui n’atteint généralement pas le drap. D'une part, c'est un signal superbe, compte tenu du fait que le sujet se corrige lui-même en empêchant le flux continue de la miction; cela signifie que son mécanisme de contrainte subconscient au cours du sommeil fonctionne en partie. Du point de vue de la maîtrise, la situation est bien supérieure à celle de l'énurétique qui se mouille complètement. Cela dit, du point de vue des experts qui sont essentiellement des urologues mais aussi des parents ou d'anciens énurétiques, c’est l’une des situations les plus difficiles pour le traitement contre l’énurésie nocturne.


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